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Evénement N°4

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 Désespoir chocolaté & Cœurs en miettes de brownie (Caro' ; Evénement n°4)

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MessageSujet: Désespoir chocolaté & Cœurs en miettes de brownie (Caro' ; Evénement n°4)   Sam 11 Fév - 0:10

Désespoir chocolaté

& Cœurs en miettes de brownie


Samedi 19 Septembre
Je mentirais si je disais que je vais bien, que j’arrive à dormir. Je mentirais si je disais que je ne sursaute pas à la moindre porte qui claque, que je n’ai pas envie  de chialer toute la sainte journée. Je n’ai même pas eu la force d’aller à l’enterrement de John, même pas eu le courage d’aller voir Caro’ à l’hôpital : j’ai juste été bon à fixer le plafond allongé sur le carrelage de ma salle-de-bain pendant des heures, pendant des jours… Je ne serai surement pas sorti de ma catatonie si ma mère n’avait pas pris les choses en mains à coup de bonnes paroles complètement vides de sens, puis à coup de gifles lorsqu’il devint évident que la méthode douce ne menait à rien. Elle avait réussi à me faire retrouver de force mes fonctions motrices, mais elle ne pouvait malheureusement rien faire pour ce mélange de néant, d’effroi perpétuel et de profonde tristesse qui me serre la gorge et m’oppresse la poitrine à chaque minute. Tout est une épreuve : parler, marcher, penser… Tout fait mal.
[…]

Je ne sais pas d’où m’est venu ce déclic, ce besoin. Culpabilité, solitude, désespoir : allez savoir. Tout ce que je peux dire c’est que ce matin j’ai pris ma première douche en trois jours et je suis sorti pour la première fois de chez moi depuis… Enfin, vous savez bien depuis quand… Je voulais voir Caro’, mais sans que je ne m’en rende compte mes pas m’emmenèrent au Paterson Park – peut-être parce que c’était une de nos vieille tradition à tous les trois : se goinfrer de gâteaux à la levée de fond du lycée et se moquer des gosses qui défilent sur scène… Sans réfléchir j’ai acheté deux sacs de cookies, brownies, donuts et autres conneries au chocolat. Ils finiront sans doute à la poubelle, mais je ne sais pas, acheter tout ça c’était faire comme si tout était normal et rien n’avait changé pendant quelques minutes, comme si à tout moment John allait débarquer avec son grand sourire innocent et ses vannes de gamin. Mais aussi horrible et insupportable que ce soit, John et sa bonne humeur sont maintenant au fond d’un trou sur East End et tous les gâteaux du monde ne pourront rien changer à ça…

[…]

Je crois que ça fait dix minutes que j’attends sur le palier de Caro’, dix minutes que je fixe sa porte d’entrée sans oser frapper, dix minutes que j’imagine sa réaction lorsqu’elle m’ouvrira. Une bonne grosse gifle dans la face est envisageable. Un claquage de porte au nez sans plus de cérémonie aussi. Peut-être qu’il y aura des cris, des larmes, des insultes. Peut-être que j’aurai dû appeler avant car après mon absence je ne suis sûrement plus le bienvenu ici. Mais ça il aurait fallu y réfléchir avant, et comme réfléchir est largement au-delà de mes capacités en ce moment bah, me voilà… J’inspire profondément une dernière fois comme si ça pouvait me libérer de toutes ces angoisses et puis j’appuie sur la sonnette. DING DONG. Advienne que pourra.


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MessageSujet: Re: Désespoir chocolaté & Cœurs en miettes de brownie (Caro' ; Evénement n°4)   Sam 11 Fév - 16:55


Désespoir chocolaté et cœurs en miettes de brownie
Si, quelques mois plus tôt, on m’avait dit que je viendrais à traverser la –probablement- plus dure période de ma vie, j’aurais très certainement ris et affirmé qu’avec moi même la pire des choses pouvait être relativisée… Pauvre de toi Carolann, t’étais bien loin du compte ma fille. Si j’avais su ce qui allait m’arriver à ce fichu centre commercial, ce qui allait arriver aux autres…
J’ai du être transférée aux urgences après avoir perdu connaissance à cause de la perte conséquente de sang due à ma blessure. Je ne me souviens seulement de peu de choses, mais suffisamment pour avoir complètement perdu le sourire depuis ce funeste jour.
C’est mon père qui m’a annoncé la nouvelle. J’étais sortie de l’hôpital depuis quelques heures, et j’étais rentrée à la maison en panique totale, passant des coups de fil alarmés tantôt à Mads, tantôt à John. Papa m’a dit de me calmer, de m’asseoir. Et j’ai eu l’impression que, pas seulement cette foutue météorite, mais le monde entier était en train de s’écrouler.

Ça fait maintenant quelques jours que mes seules activités sont chialer, fumer, et encore chialer (et prendre une douche de temps en temps, minimum d’hygiène oblige). Je ne sors plus, mes volets restent fermés. Je crois que je n’ai jamais autant pleuré de ma vie. Mais chaque chose présente dans la maison, chaque élément me fait penser à John. Je ne peux pas regarder mon clavier sans songer à ces journées passées à se faire des blind tests. Je n’arrive pas à jeter ne serait-ce qu’un œil au frigo sans voir les marques de bières qu’on avait l’habitude de boire tous les trois en faisant du commérage sur le voisin. Je ne parviens pas à allumer la télé, me rappelant de ces soirées films ou jeux vidéos qu’on avait l’habitude de se faire. Tout se ramène à eux.
Papa m’a seulement appris pour John, mais n’en savait absolument rien de ce qu’il en était de Mads. J’avais essayé plusieurs fois de le joindre après quoi, puis il m’a informé qu’il avait apprit par sa mère qu’il était tout aussi désemparé que moi.
Je ne veux même plus sortir, tellement j’ai mauvaise mine. Mes cheveux sont si emmêlés qu’on a l’impression qu’ils ont rétrécis d’un centimètre ou deux, mes yeux sont complètement rouges faute de nuits blanches et de sanglots et j’ai des cernes qui me descendent jusqu’au milieu des joues. Si je le pouvais, je me serais même complètement arrêtée de manger. Mais quand ton ventre te rappelle à l’ordre, t’as pas trop le choix… Tout ce que je peux dire, c’est que mes seules compagnies sont une cuillère et plus que deux hommes dans ma vie. Le premier se nomme Ben… et l’autre Jerry’s. Les cadavres de pots jonchent le sol au milieu des mouchoirs, le cendrier quant à lui est plein à craquer.

J’ai eu vent des collectes de fond du lycée qui se dérouleraient cette semaine : ou comment remuer le couteau dans la plaie. Je n’irais pas. C’est contraire à mes traditions, mais sans John ou Mads, ce n’est plus pareil. Lovée dans mon canapé sous un amont de couettes, j’ai le regard complètement perdu dans le vide. La tête posée contre Obiwan qui est couché au bord du canapé, je semble observer le plafond. Je réfléchis au sens de la vie, sans me moquer ici d’un principe philosophique. Vraiment. Je suis carrément en train de me dire que j’ai complètement raté la mienne, si c’est pour dire à quel point je suis au plus bas… Carolann Stansfield, trente-cinq ans, célibataire, n’a jamais été mariée, n’a jamais eu d’enfant, vieille fille qui va finir sa vie noyée dans le désespoir et l’alcool autour d’une montagne de chats. Certes, t’as eu une super carrière, okay t’es quelqu’un du genre à croquer la vie à pleines dents, d’accord t’as toujours ris de ton petit côté « Bridget Jones » mais aujourd’hui qu’est-ce qu’il te reste ? Rien, absolument rien. Enfin, ça c’est ce que je semble croire sur le moment. Soudain, un bruit nuisible me fait sursauter et sortir brusquement de ces sinistres songes. La sonnette. Quelqu’un vient de sonner à la porte. Obiwan se met à aboyer, puis ce dirige vers celle-ci en s’agitant. J’hésite un moment. Je n’ai pas franchement envie d’ouvrir : Qui que ce soit, je n’ai envie de voir personne… Pourtant, je me lève. Je considère un instant mon état : Je porte encore ma tenue de nuit, à savoir un t-shirt Kiss dix fois trop grand pour moi qui m’arrive au milieu des cuisses, mais qui dissimule parfaitement bien le bandage de ma blessure, et un legging noir. Pas la peine de me changer vite fait pour mettre un jean : j’ai beau apparaître un peu négligée comme ça, mais je m’en fous, au point où j'en suis... Je prends une grande inspiration, puis je vais finalement ouvrir la porte en pensant que vu le temps que j’ai pris à me décider, il n’y a peut-être plus personne. Mais si : Mads est là. Ça me fait un peu comme un choc, je ne sais pas trop pourquoi. Je ne m’attendais pas à le voir ici. J’en ai presque le souffle coupé et quelques secondes s’écoulent tandis qu’on est plantés là comme des cons à se regarder. Quelques seconde suffisent pour que je ne sache comment réagir face à lui, puis c’est plus fort que moi : Je fonds littéralement en larmes et en tant que miss Brutus toujours fidèle à moi même je me jette sur lui pour le serrer de toute mes forces, ne sachant pas comment me départager entre cette effluve de sentiments tous aussi paradoxaux qui défilent dans mon esprit. Joie, colère, soulagement, tristesse, désespoir… Tout ce que je sais, c’est que je suis perdue. Complètement paumée, la Caro.
AVENGEDINCHAINS


Caro

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MessageSujet: Re: Désespoir chocolaté & Cœurs en miettes de brownie (Caro' ; Evénement n°4)   Dim 5 Mar - 19:14

Désespoir chocolaté

& Cœurs en miettes de brownie


Je ne saurai pas dire combien de temps j’ai attendu : quelques secondes, quelques minutes ? Mais Caro’ a fini par ouvrir. Ou plutôt une version triste à pleurer de Caro’… La voir ainsi – pâle, épuisée, malheureuse – me brise le cœur et je me demande à quoi je dois moi-même ressembler en cet instant. J’imagine que nous ne sommes plus que l’ombre de nous-même, mais combien de temps cela va-t-il encore durer ?
On reste comme ça à se regarder dans le blanc des yeux pendant quelques secondes. Je crois que je ne respire plus tant mon estomac est noué : j’attends avec angoisse la réaction de Caro’, son silence n’étant évidemment que le calme qui précède la tempête… Elle sort finalement dans son mutisme et fond en larmes. Je baisse la tête et m’apprête à recevoir des coups, des baffes, des insultes, mais non : elle se jette effectivement sur moi, mais seulement pour me serrer dans ses bras en y mettant toute la force qui lui reste encore. Le choc me fait expulser tout l’air de mes poumons mais je ne lui en rends pas moins son étreinte : j’entoure mes bras autour d’elle et pose ma tête sur son épaule pour cacher les larmes qui se mettent à couler sur mes joues. « Je… Je… Oh, Caro'. Je suis tellement désolé ! » Ma voix se brise sur ces derniers mots et je ne parviens plus à retenir mes sanglots. Je chiale. Putain, je ne pensais plus avoir de larmes à verser, qu’à force de pleurer mes glandes lacrymales s’étaient dissoutes, mais non : elles sont encore en état de marche les salopes... « Je m’en veux tellement. » Pour ne pas avoir été là lorsque tu avais le plus besoin de moi, pour ne pas avoir donné la moindre nouvelle, pour ne pas en avoir pris non plus, pour être resté à me terrer chez moi alors qu’on aurait dû affronter ça ensemble et rester terrer ensemble, pour tellement de choses. Mais les mots restent coincés dans ma gorge et produisent un gazouillis douloureux et sonore au lieu de sortir de ma bouche de manière intelligible. « S’il te plait, pardonne-moi Caro’… » Je chuchote ces derniers mots par peur de la réponse et je serre Carolann encore plus fort contre moi de peur qu’elle ne finisse par me repousser.


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